
Vous aimez la vannerie et ce savoir-faire un peu à l’ancienne ? Alors on a de quoi vous occuper l’après-midi, parce qu’on s’attarde ici sur un meuble qui sent bon l’atelier du vannier : le fauteuil en osier. Vous en avez sûrement déjà croisé un chez un proche, sur une terrasse ou dans une véranda, sans forcément mettre un nom dessus. On vous explique tout ce qu’il faut savoir avant d’en adopter un.

Lot de 2 fauteuils CHRIS Miel
C’est quoi l’osier, au juste ?
Avant de parler du fauteuil, un petit détour par la matière première s’impose : sans ça, difficile de comprendre ce qui fait la valeur d’un tel siège. L’osier, c’est le nom donné aux jeunes pousses issues de plusieurs espèces de saules (le genre Salix). On les récolte, on les fait sécher, puis on les tresse pour donner corps à toutes sortes d’ouvrages.
Si les vanniers en raffolent, c’est d’abord pour sa souplesse remarquable, qui autorise des courbes serrées sans casse. Ajoutez à cela des tiges à la fois solides, bien droites et peu ramifiées : l’artisan travaille une baguette régulière, facile à cintrer et à assembler. Ce mariage entre nervosité et résistance explique pourquoi la matière tient depuis des siècles dans l’ameublement.
Quels types de fauteuils en osier trouve-t-on dans le commerce ?
Autant vous prévenir : il existe presque autant de variantes qu’il y a de variétés d’osier. Les vanniers piochent en effet dans plusieurs espèces de saule selon le rendu qu’ils recherchent, et ce choix se lit ensuite dans le fauteuil fini.
En parcourant les boutiques en ligne, on retrouve souvent le Salix alba et le Salix americana au cœur de la fabrication. Le Salix purpurea et le Salix triandra reviennent eux aussi régulièrement, sans oublier le Salix viminalis, très présent dans la vannerie de meuble. Chacun a sa personnalité, et ça change concrètement le résultat.
La différence se joue surtout sur la teinte naturelle de la baguette. C’est pour ça que vous croisez, d’un modèle à l’autre, du blanc crème lumineux, du brun chaleureux, de l’acajou profond ou parfois du noir. Un repère utile en boutique : une teinte homogène sur tout le tressage trahit un séchage soigné, alors qu’un dégradé irrégulier signale souvent un lot mélangé.
Cette variété de coloris est plutôt une bonne nouvelle : elle vous laisse choisir la nuance qui s’accordera le mieux avec votre déco, à l’intérieur comme au jardin.
Où installer son fauteuil en osier ?
Vous êtes tombé sous le charme d’un fauteuil en osier mais vous ne savez pas encore où le caser une fois rentré à la maison ? On vous donne quelques pistes pour lui trouver la bonne place.
À l’origine, ces sièges ont été pensés pour le jardin et les extérieurs abrités. Rien ne vous empêche pour autant de l’inviter au salon, dans une véranda ou près d’une baie vitrée : il y fait très bien l’affaire. Gardez simplement en tête qu’un fauteuil en osier donne le meilleur de lui-même dans les coins dédiés à la détente, à la lecture ou à la sieste tranquille.
Un dernier conseil de terrain : l’osier n’aime ni la pluie battante ni le plein soleil prolongé, qui finissent par le griser et le fragiliser. Sous un auvent ou une pergola, il tient sans souci plusieurs saisons ; un passage d’huile de lin une fois par an suffit à raviver la fibre.